
| Il faut remonter bien loin, en 1976 pour situer le premier des « titres » attestant de mon parcours d’acquisition de connaissances et de développement de compétences, si valorisé dans notre société 😉 : une maturité scientifique délivrée par le collège Calvin, à Genève. En 1979, une première tranche d’études à visée professionnelle s’achève: j’obtiens mon brevet d’enseignement primaire, Genève (division moyenne). Curieuse et désireuse de comprendre et progresser sans cesse, je ne peux m’arrêter là et je continue à me former à travers l’obtention d’une Licence en Sciences de l’éducation à l’Université de Genève en 1988, en parallèle avec mon activité d’enseignante. (Sujet du mémoire: Appui pédagogique en 5H). Après avoir mené des activités de recherche dans le cadre d’un poste d’assistante auprès de Mme la Prof. Linda Allal à l’Université de Genève, il devient évident pour moi que j’ai à mener ma propre recherche. Celle-ci me conduit à l’obtention, en janvier 1998, d’un Doctorat en Sciences de l’éducation. Ce long parcours semé d’embûches me permets alors d’étudier pendant plusieurs années de manière approfondie la coopération entre élèves de 8H dans le domaine de la production écrite, mais surtout de parcourir une sorte de chemin initiatique parsemé de doutes, de quête de ressources au fond de moi-même, de confrontation avec mon manque de confiance en moi, de remise en question perpétuelle, de persévérance, de rigueur imperturbable, de choix de vie, d’organisation familiale: en bref une course d’obstacles qui n’aurait jamais abouti sans la complicité d’êtres chers que je remercie encore aujourd’hui. Je poursuis alors dans une activité de Maître d’enseignement et de recherche à l’Université de Genève dans le domaine de la Régulation des apprentissages scolaires. Passionnée par mon travail de recherche et de formation d’adultes, je rêve toutefois dès 2000 environ, de bifurquer dans un domaine où je saisis constamment toutes les occasions pour « grandir » et guérir mes blessures (à travers des soins et des stages très variés) en parallèle avec ma vie professionnelle. Je souhaite en effet ardemment contribuer à soutenir le développement de la conscience des humains et à accompagner dans la bienveillance des personnes désireuses de cheminer vers l’Amour inconditionnel et la Lumière. Ayant des charges familiales importantes, je persévère sur mon chemin de chercheuse, de formatrice et d’administratrice de la formation dans diverses institutions cantonales romandes, je refais un aller-retour de quelques années dans l’enseignement primaire valaisan pour retrouver le contact avec la classe et réancrer mes activités dans l’éducation et ce jusqu’en 2022. Ce n’est qu’en 2020 que j’entreprends en parallèle un cursus de formation conséquent, impliquant un intense cheminement spirituel intérieur, à l’Ecole de l’Intuition et de la Médiumnité – auprès d’Emma Grillet, Condamines (Lons-Le-Saunier, France). Ce cheminement est jalonné de plus de 300h de stages, 30 soins d’entraînement hors stages, une dizaine de séances de soins certifiées et un mémoire de fin d’études. Je reçois ainsi en décembre 2022, au cours d’une cérémonie touchante, une « Reconnaissance » pour avoir suivi ce cursus de plus de 2 ans et validé les cours enseignés . Vais-je m’arrêter pour autant? Et bien non. Je débute en en avril 2023 une formation de Doula de fin de vie après avoir longuement laissé mûrir la question pour m’assurer qu’il ne s’agissait pas d’une fuite en avant, de la course après un papier de plus et me demandant s’il n’était pas temps de « faire avec » qui j’étais, que j’avais de quoi rayonner autour de moi, vivre qui j’étais devenue, simplement être… , surtout depuis que j’ai atteint l’âge de la retraite… Mais cet appel est au-delà de cela. Si je tente de le mettre de côté, il revient au galop, j’ai le sentiment que je passerais à côté de quelque chose d’essentiel si je renonçais à ce cursus. En effet le lien doux et naturel que j’entretiens avec la mort semble me confier comme une responsabilité de présence soutenante là où la vie me conduit. Pourquoi ignorer cette aptitude de soutien au « grand passage » ? Pourquoi ne pas offrir ma présence en conscience avec un bagage de connaissances adapté ? |